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public art experience 2

les lauréates

cécile dupaquier / hisae ikenaga / naïmé perrette

en parallèle / la vidéo / les photos

cécile dupaquier

Née en France en 1970, Cécile Dupaquier est diplômée de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon. Elle vit et travaille à Berlin depuis 2004. Sa relation avec l’Allemagne débute par une résidence des régions Rhône-Alpes et Bade-Wurtemberg à l’Institut français de Stuttgart en 1997-98, suivie d’une exposition personnelle au Kunstmuseum de Bonn en 2001. En 2003, elle est en résidence à l’Akademie der Künste de Berlin, où elle exposera l’année suivante. Son travail a ensuite été présenté, entre autres, au Muzeum Sztuki à Łódź (Pologne), au Centre d'Art Le 19 - CRAC à Montbéliard (France), à la Galerie Daniel Marzona à Berlin, ainsi qu’au Musée Ploschad Mira à l’occasion de la 14e biennale de Krasnoïarsk (Sibérie). En 2021, elle obtient une bourse de travail de la fondation Kunstfonds (Bonn). Elle est représentée par la galerie Mathias Güntner (Hambourg/Berlin) depuis 2023.

« Comment un mur en béton aussi imposant peut-il s'intégrer dans la minéralité de l'environnement et dans l'histoire du lieu ? Comment transmettre quelque chose comme de l'espace ? Et surtout : comment faire entrer la lumière dans l'obscurité ? Avec une intervention minimaliste, la sculpture murale En parallèle reprend ces questions et les reflète de manière ludique, par un geste répétitif dans l'espace : quatorze bandes longitudinales en acier inoxydable poli miroir et juxtaposées sur les trois faces du volume en béton absorbent la lumière de l'environnement et la renvoient simultanément. Le titre, composé des deux mots grecs « para » (à côté, le long, contre) et « allelon » (l'un à l'autre, réciproquement), ne désigne pas seulement une propriété géométrique : En parallèle évoque aussi des mouvements simultanés, la recherche du rythme et une cohabitation dynamique entre l'art et l'architecture.
Les bandes en inox poli miroir reprennent la verticalité du terrain des hauts fourneaux, « sautillent » au-dessus de la porte de l’ascenseur, couvrent presque toute la hauteur en montant jusqu'au sommet du mur. Elles s'élèvent vers le ciel comme les hautes cheminées qui marquaient autrefois la silhouette de Belval. Le matériau acier renvoie, lui aussi, à la tradition des hauts-fourneaux, mais il le fait de manière noble et brillante, tournée vers l'avenir — clin d'œil à la préférence pour le verre dans l'architecture contemporaine. Dans le même temps, En parallèle reprend les reflets des bassins d'eau présents sur tout le site : si l'environnement se réfléchit horizontalement et au ras du sol sur la surface de l’eau, il se révèle ici en lignes verticales.

Avec En parallèle, les habitants et visiteurs peuvent explorer l'espace chaque jour à nouveau et l'appréhender différemment. Selon l'heure de la journée, la saison et le temps qu'il fait, de nouvelles couleurs s'offrent à eux en permanence ainsi que, en fonction de leur position, de nouvelles vues. La « paroi nord » devient non seulement un miroir, mais aussi un écran de l'architecture qui l’entoure, de l’histoire du lieu et de l'urbanité qui s'y joue : en passant devant, l'environnement se déplace comme dans un film composé d'images individuelles. ».

Cécile Dupaquier

Photos : © Éric Chenal. Courtesy Le Fonds Belval